Performance globale : la dimension humaine

Dans notre société, nous sommes face à un double constat, qui prend souvent le chef d’entreprise en tenaille. Construire le collectif à partir de l’individu est une nouvelle donne qui suppose de revoir la notion de productivité. Entre hystérie de la performance et équilibre personnel, le nouvel entrepreneur humain a de quoi faire !

La performance globale en équation

D’un côté, l’intensification de la concurrence fait de la productivité un objectif en soi. De l’autre, l’individualisme grandissant se traduit par une augmentation de l’exigence globale (en qualité, en rapidité – voire immédiateté, en confort, etc.). En caricaturant, nous pourrions dire que les clients veulent pour maintenant et pour moins cher, ce qu’il y a de mieux. Les collaborateurs veulent que leur travail leur permette de s’épanouir, ce qui suppose bien souvent de travailler moins et dans de meilleures conditions (en durée, en confort ou moindre pénibilité, en disponibilité des moyens et des ressources, etc.). Il y a là, intrinsèquement, un antagonisme dans le processus, car la majorité des clients sont aussi des collaborateurs. Ainsi, au niveau mondial, les nouvelles orientations et exigences des consommateurs impactent quasi-directement leur propres conditions de travail. Qui se trouve en position d’arbitre ? Les dirigeants et chefs d’entreprise, dont le rôle revient à résoudre la délicate équation PG=Fx(C+S), avec :

PG=Performance Globale

F=Fiabilité financière

C=Satisfaction des clients

S=Satisfaction des salariés

La pérennité d’une entreprise est désormais directement liée à sa performance globale

Pour piloter la performance globale, les tableaux de bord évoluent

L’évolution n’est pas nouvelle. Depuis quelques décennies, les analystes et consultants ont bien noté que la simple rentabilité financière à un instant t ne suffisait plus pour garantir sa pérennité. Le « Balanced Scorecard » (tableau de bord prospectif) de Kaplan et Norton, il y a plus de 20 ans, intègre alors des éléments plus intangibles dans les outils de pilotage. Ainsi, la satisfaction client, les processus internes et l’apprentissage organisationnel viennent compléter la seule approche financière. Malgré tout, cette approche est elle-même devenue insuffisante face à l’individualisation de la société. Chacun voulant être de plus en plus acteur de son devenir, le management intègre désormais de plus en plus les collaborateurs dans le processus décisionnel. La méthode Gimsi de construction des tableaux de bord de pilotage va dans ce sens.

Objectif SMART vs SMARTE

Nous avions déjà abordé la célèbre approche des objectifs SMART Si la notion d’équilibre individuelle peut être sous-entendue dans la dimension Réaliste d’un objectif SMART, elle n’est que sous-entendue… et donc parfois oubliée. Pour y remédier, certains transforment avantageusement SMART en SMARTE, avec un E pour Écologique. Cette notion d’écologie présente ici 3 aspects :

  • L’écologie de soi, portant sur la conscience et la compréhension de son propre fonctionnement, de ses besoins et de ses ressentis, dans un but d’amélioration du bien-être individuel. Un chef d’entreprise qui travaille plus de 60 heures par semaine a souvent du chemin à parcourir sur cet axe-là!
  • L’écologie d’autrui, portant sur la conscience et la compréhension de l’impact de nos décisions et actions sur la capacité des autres à se réaliser pleinement. Les managers semblent concernés en priorité par cette dimension, puisqu’ils sont les garants du respect des règles du jeu en entreprise. Mais dès lors que l’on parle de collectif, nous conviendrons que chacun a un rôle à jouer, simplement de différente manière différente selon les fonctions.
  • L’écologie environnementale, qui est l’aspect communément retenu lorsque l’on parle d’écologie en général. A l’heure des perturbations climatiques liées à l’activité humaine, les entreprises intègrent désormais cette dimension en améliorant leur empreinte écologique – même s’il reste encore beaucoup de travail dans ce domaine !

Promouvoir l’intégrité

Chez Zenessor, nous plaçons ces concepts dans la valeur d’intégrité. L’intégrité fait référence à la capacité à être et rester entier. En ce sens, elle englobe toutes les dimensions de l’être et de l’environnement dans lequel il évolue : dimensions physique, psychique, morale et spirituelle. L’intégrité suppose que chacune de ces dimensions reste entière, c’est-à-dire  préservée et respectée. Il s’agit de soi, des autres et de l’environnement dans lequel nous évoluons.

Nous travaillons chaque jour à renforcer cette valeur, dans l’espoir ambitieux qu’elle inspirera tous ceux que nous croisons ou que nous accompagnons. Ne s’agit-il pas d’un axe pertinent autant que motivant pour orienter vos stratégies de développement ?

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